à venir:

Les mots n'existent pas Avril 2020

Festival Signes de Printemps, le Regard du Cygne, Paris

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Création

Mains d'Oeuvres (Saint-Ouen), 20.09.2018

Ils se nomment Jacques Brel, Pina Bausch, Trisha Brown, Mano Solo, Andrei Tarkovsky, Freddie Mercury, Frida Kahlo, Lhasa de Sela, Susan Sontag, Barbara, Jean- Luc Lagarce, Nina Simone, Pierre Bergé et Steve Jobs.

 

Ils ont écrit, dansé, joué, interprété, croqué, peint, chanté notre monde. Ils ont été sensibles, vulgaires, audacieux, novateurs, ravageurs, puissants et poétiques. Leur point

commun : être parti trop tôt, emporté par les deux monstres de notre siècle, le cancer et le sida.

À travers leur art, ces figures fondatrices de nos deux personnalités nous ont laissé des messages, véritables élans de vitalité. Nos deux corps, nos deux histoires d'homme et de femme, de danseuse et de comédien s'en emparent aujourd'hui pour ce premier duo, première aventure de co-écriture de la compagnie.

De et par Sébastien Amblard et Louise Hakim

Son et musique: Olivier Lautem

Lumières: Philippe Catalano

durée: 1H

Partenaires : Théâtre Massenet, 232U Théâtre de Chambre, Arbrasserie, Mains d'Oeuvres, Point Éphémère, Journées Danse Dense

Avec le soutien de la Caisse des dépôts

Mes amis, ne pleurez pas, le combat continue sans moi, tant que quelqu'un écoutera ma voix

je serai vivant dans votre monde à la con! Avec du sang plein les orbites, et même du

plastique sur la bite je vais sûrement être recalé à l'examen du grand sage mais j'en

profiterai quand même pour lui dire ce que j'en pense de l'existence,

cette engeance, et s'il ne voit pas que je suis un ange alors qu'il change de boulot...

 

Mano Solo, Je suis venu vous dire

Coins de réel

Création

Festival Les Incandescences - Regard du Cygne, Paris

29-30.03.2018

Nos vies sont comme des tout petits morceaux d'une matière que l'on nomme « le réel ».

Nos vies sont des coins.

Elles aiment se balader dans ce tout gigantesque, dans cette masse monstrueuse et incompréhensible.

Ces petits bouts d'existence sont essentiellement constitués de manques et de vide.

Ils sont des petits morceaux d'infini qui se regardent droit dans les yeux pour trouver un peu d'amour.

 

Hier, à partir d'une liste de treize questions,

un homme et trois femmes cueillent des voix sur la danse. On y parle d'absolu, d'interdit, de lieux et de souvenirs. Aujourd'hui, ils tendent l'oreille, déplient et étirent les membres des supérieurs et inférieurs des doutes. Ils hésitent avec joie puis se coupent délicieusement la parole. Ils fêtent à l'unisson les concepts et les émotions. Ils cherchent encore puis, avec urgence et maladresse, pris dans un enthousiasme sans limites, ils se cognent dans les points de vue.

L'envie les prend parfois de prendre leur temps.

Le temps de quitter le plancher. Le temps de faire scène vide et d'écrire le dedans. De vider leur danse, pour un instant, pour mieux voir. D'observer pour mieux entendre. « La voix enregistrée met au même niveau les morts et les vivants *». Elle ouvre des espaces de liberté où l'on danse avec virtuosité les rythmes d'une pensée. On y contemple des déchets de langage comme des paysages familiers et sans limites. On écoute, on donne, on rêve, des réponses et on met en mouvement des questions.

Mais tout le monde le sait. Ceci est un pré-texte. Il se place devant, en avant de ce qui est vraiment, il n'est qu'une forme donnée à l'informe important. Un prétexte qui naïvement voudrait se rapprocher un peu plus de la vérité ou d'une belle utopie, cela lui va aussi. L'utopie qu'un jour, sur scène, nos corps arriveront à entendre et à recevoir absolument tous les mouvements du monde et à les déployer à l'infini.

* Ryoko Sekiguchi, La Voix Sombre

Avec Sébastien Amblard, Sabine Rivière et Joana Schweizer

Chorégraphie : Louise Hakim et les interprètes

Son et musique: Olivier Lautem

Création Lumière: Philippe Catalano

durée:  45min

photo: Philippe Beheydt

Soutiens et partenaires :

Les journées Danse Dense (chorégraphe soutenue par le pôle d'émergence chorégraphique) , CND (prêt studio), SACD Fonds Musique de scène, le 104 (résidence d'essai), le Point Ephémère (artiste en résidence en 2015-2016), le Conservatoire Municipal des Lilas (prêt de studio), Le Studio Le Regard du Cygne, La Générale d'Imaginaire, Le Cube Studio Théâtre, Le Château de Monthelon.

"La réponse, tu l'as. La réponse, chacun la sait. La réponse c'est de maintenir tout le temps de sa vie l'inquiétude de la question, la réponse c'est de ne pas répondre et demeurer éternellement à l'intérieur de la question, dansante, riante..." 

 

Christian Bobin, La plus que vive

Les mots n'existent pas

Création

Festival ARDANTHÉ, Vanves

13.04.2019I I 17h, Salle Palestre

Conception: Sébastien Amblard

Interprétation: Louise Hakim (danse et texte) et Carmen Lefrançois (saxophone, flûte, électronique et texte)

Création musicale: Carmen Lefrançois

Textes: Christophe Tarkos

copyright: P.O.L

durée: 20min, in situ, sans technique

dates: 13 avril 2019, 17H Salle Palestre, Festival ARDANTHÉ, Vanves

Partenaires : Mains d'Oeuvres, Le Regard du Cygne, Théâtre de Vanves

"On ne peut pas être malheureux, on est heureux, quand on est malheureux on ne mange plus,

en ne mangeant plus on dépérit et en dépérissant on meurt, on est mort, on n'est pas malheureux,

on mange, on ne va pas mal, on mange"

 

Caisses, p30, extrait, Christophe Tarkos, ed. P.O.L

D-É-C-O-U-P-E

Performance pour une danseuse et un boucher

Conception: Louise Hakim

Danse, textes, vidéo: Louise Hakim

Boucher: Frédéric Warin (au CNSAD), Karim

Loumi (au Point Éphémère)

Créateur lumière: Philippe Catalano

durée: 15 min

dates: 26 mars 2018 CNSAD de Paris dans le cadre du colloque sACRE, "Décousu, Déchiré"

8 décembre 2018, Point Éphémère, Paris

Partenaires : CNSAD, Point Éphémère

« Le temps ne me fait pas peur » m'a dit le boucher coupant, hachant, accrochant.

« Pas question de rester au ciel, c'est ici-bas que j'habiterai toujours. »
Il me regardait, frottant ses mains sanglantes contre le blanc de son tablier.

« Ma maison est prés de l'étang.
Je pêche toute la nuit des anguilles et des lunes. »

Son coup de couteau - droit comme le silence - vide le ventre de l'agneau.”

 

L'anatomiste (extrait) Yannis Kondos.

© 2017 les yeux de l'inconnu